AFA Méditerranée – « Regards sur le Cinéma Algérien 2010»

du 19 janvier au 30 mars 2010
La première édition nîmoise en 2007 de Panorama du Cinéma Algérien s’est poursuivie en 2008. En 2009 les premiers « Regards sur le Cinéma Algérien », avec des films de fiction, des documentaires et des courts-métrages, ont été présentés dans de nombreuses villes de l’Hérault, l’Aude, les Pyrénées-Orientales et la Lozère.

Pour pérenniser cette manifestation, des associations et professionnels du cinéma se sont associés, début 2009, en créant l’association «Regards sur le cinéma algérien». Son but: favoriser la diffusion de la création artistique algérienne, en permettant au public de toute la région Languedoc-Roussillon de découvrir cette cinématographie encore trop méconnue. Elle regroupe Identités et Partage, France Algérie Méditerranée, le MRAP Comité Régional LR, Pêcheurs d’images de Lunel, le collectif Francophonissimo, les Mariannes de la Diversité, la fédération des Ciné-clubs Méditerranéens, le Ciné-club de Béziers, le Ciné-club de Narbonne ; avec la collaboration de la Cinémathèque euro-régionale Institut Jean Vigo de Perpignan, la société de distribution Les films des deux rives, et l’Association des Réalisateurs Professionnels Algériens.

En 2010, la manifestation «Regards sur le Cinéma Algérien» reprend sa route dans toute la Région Languedoc-Roussillon entre le 19 janvier et le 30 mars, pour développer encore davantage un dialogue entre les cultures qui vient conforter le système de diffusion et de

production de films en Algérie. Cette année, la manifestation appuyée sur les grands films de fiction proposera encore plus largement documentaires et courts-métrages. En approfondissant les interventions en milieu scolaire, dans les médiathèques…, des initiatives nouvelles permettront d’organiser encore plus de débats autour des films documentaires qui évoquent l’histoire, la vie sociale, et les problèmes de l’Algérie contemporaine.

Des films très récents ou en avant-première seront présentés par leurs réalisateurs, comme : Mouloud Feraoun d’Ali Mouzaoui, Harragas de Merzak Allouache, La placette de Dahmane Ouzid, ou encore Ils se sont tus (Sektou) du jeune réalisateur Khaled Benaissa… De grands documentaires sont proposés à tous les amoureux du cinéma du Languedoc-Roussillon : Lettre à ma sœur de Habiba Djahnine, et La Chine est encore loin de Malek Bensmaïl. Actrices et acteurs de plusieurs films viendront débattre de ce cinéma algérien contemporain au cours de ces trois mois.

Ainsi, en associant de nouveaux lieux, de nouvelles salles, «Regards sur le Cinéma Algérien» va devenir un élément majeur du dialogue franco-algérien dans notre Région. Et de nouveaux publics pourront partir à la découverte de la richesse et la diversité de ce cinéma parfois difficile, mais toujours chaleureux.

Toute la programmation de la manifestation sur :
http://www.filmsdesdeuxrives.com/

MOULOUD FERAOUN

Réalisé par Ali Mouzaoui (docu-fiction- 55′ – 2009)

Mouloud FERAOUN est un documentaire consacré à la vie et à l’œuvre de l’écrivain – une vie émouvante faite d’efforts, une œuvre enracinée dans un humanisme profond. Conçu selon une linéarité rigoureuse, Mouloud FERAOUN est un patchwork où se mêlent reconstitution d’époques, documents iconographiques inédits et archives filmiques.
Formé à l’école française aux idéaux républicains, préparé à une carrière d’éducateur brillant, FERAOUN perd progressivement ses illusions, à mesure que se noue le drame algérien. Loin du renoncement aux idées nouvelles, au progrès et au savoir, l’auteur du Fils du pauvre s’attelle à la reconstitution d’une identité déformée par un regard exotique et extérieur. Tandis qu’il opère la remise en cause d’une réalité injuste, FERAOUN exhume des héros lointains auxquels il amarre un pays aux valeurs authentiques. Sa lucidité d’intellectuel intransigeant et honnête devance les visions guerrières de ceux qui ont voulu faire le procès des écrivains algériens parce que ‘‘pas suffisamment engagés’’.
Durant toutes mes recherches, s’est imposé à moi un Mouloud FERAOUN généreux et bon qui n’a pas cessé de mettre à nu un système colonial inhumain et honteux. Sa voix nette et sans détour répercute le cri d’un peuple dont il ne s’est jamais séparé. (Ali Mouzaoui).

Le film sera présenté en avant-première internationale le mardi 19 janvier à 20h au cinéma Diagonal Montpellier par son réalisateur Ali Mouzaoui.

HARRAGAS

Réalisé par Merzak Allouache (90′ – 2009)
Avec : Avec Nabil Asli, Seddik Benyagoub, Mohammed Takerret, Lamia Boussekine, Okacha Touita.

Pour échapper à tout prix au chômage et à un quotidien difficile, quatre jeunes algériens, dont une fille et six autres candidats venus du sud du Sahara, entreprennent de traverser clandestinement la Méditerranée avec l’espoir d’atteindre le sud de l’Espagne, antichambre de l’Eldorado européen. Après Tamanrasset qui met en scène une équipe de tournage française qui est témoin du trafic et du racisme dont sont victimes les clandestins sub-sahariens, le nouveau film de Merzak Allouache s’attache à l’odyssée d’une dizaine de « brûleurs » qu’on appelle Harragas.
Pour le cinéaste : « ces nouveaux « boat people » sont le symbole du drame que vit la jeunesse algérienne tiraillée entre l’islamisme radical qui crée le kamikaze, l’émeute collective qui embrase très souvent les villes et les villages, le suicide individuel ou la fuite en groupe par tous les moyens d’un pays qui semble figé et n’offre plus rien à ses enfants ».
Ce film a obtenu le palmier d’or au festival de Valence, a été présenté, entre autres, aux festivals de Venise, Montpellier, Dubaï…

Le film sera présenté en avant-première par son réalisateur Merzak Allouache :
jeudi 21 janvier au cinéma Castillet de Perpignan,
vendredi 22 janvier au cinéma Comoedia de Sète,
dimanche 24 janvier au cinéma Alain Resnais de Clermont l’Hérault,
lundi 25 janvier au cinéma Diagonal de Montpellier.

VIVANTES

Réalisé par Saïd Ould-Khelifa (90′ – 2006)
Avec : Rym Takoucht, Samia Meziane, Hadjla Khelladi, Faïza Louail

A l’ombre des torchères, dans un camp de fortune au Sahara, un groupe de femmes venues des quatre coins de l’Algérie à la recherche d’un travail de survie, sont victimes, une nuit, d’une véritable descente expéditive. « Ils ont défoncé la porte de ma maison, ils étaient dix, ils m’ont battue. Ils ont fait fondre une bouteille en plastique sur mon corps. Ensuite ils m’ont traînée dehors. Ils m’ont violée », racontera plus tard Selma devant le tribunal, face à ses bourreaux… Une fois le crime jugé, Selma et ses amis de détresse retournent vers leurs familles, où elles trouvent, pour la plupart, porte close… Recomposer le présent qui a volé en éclats d’un groupe de femmes au corps empli de larmes, afin de ne pas oublier l’avenir… Le film, directement inspiré d’un fait divers récent, est un manifeste contre le silence complaisant.

Le film sera présenté par une des actrices principales, Samia Meziane, le mardi 9 février au cinéma Utopia Campus de Montpellier.

LE VOYAGE A ALGER

Réalisé par Abdelkrim Bahloul (97′ – 2009)
Avec : Samia Meziane, Samy Ahedda, Ghazeli Khedda, Benyamina Bahloul

Le combat d’une femme algérienne, veuve de guerre, désirant garder ses six orphelins et la maison au centre ville que leur a laissé un français avant de quitter l’Algérie quelques mois après l’indépendance du pays. Elle peut perdre ce toit précieux. Elle décide d’aller voir le président… Retour sur l’histoire de l’Algérie des premières années de l’indépendance.

Le voyage à Alger sera présenté au cinéma Utopia Campus de Montpellier par l’actrice principale Samia Meziane et/ou par son réalisateur Abdelkrim Bahloul.

LA PLACETTE
Réalisé par Dahmane Ouzid
(2009) – Machahou production

Dans une nouvelle cité résidentielle, un problème divise les habitants : que faire de « La Place », un terrain vague situé en plein centre ? Les projets les plus divers s’affrontent : espace vert, mosquée, agora, centre commercial…
C’est un premier montage en cours de travail que présentera notre ami le réalisateur Dahmane Ouzid à partir d’une comédie musicale réalisée pour la télévision algérienne.
« Nous voulons offrir au public algérien un miroir dans lequel il pourra se voir et s’apprécier. Jusqu’à maintenant, nous sommes restés dans ce que l’on appelle les films d’intervention sociale ainsi que des films traitant de la parenthèse de la décennie noire. Notre but est de revenir à la jeunesse algérienne. [...] Nous avons trouvé, avec Salim Aissa, des gens qui ont une même vison et les mêmes objectifs et avec lesquels nous pourrons réaliser une telle œuvre, dont Cheikh Sidi Bémol et Youcef Boukela. Ce sont des artistes d’un grand professionnalisme et qui sont connus pour leur manière de marier les éléments puisés du terroir à la modernité actuelle. L’originalité de cette œuvre, c’est qu’elle sera cent pour cent, algérienne. » Dahmane Ouzid, La Dépêche de Kabylie.

Ce « Best-of » de la série La placette sera présenté par son réalisateur Dahmane Ouzid :
jeudi 28 janvier au cinéma Diagonal de Montpellier,
samedi 30 janvier au Ciné-club de Narbonne (Le débat sera suivi d’un couscous amical).

ROME PLUTÔT QUE VOUS

Réalisé par Tariq Teguia (111′ – 2006)
Avec : Samira Kaddour, Rachid Amrani, Ahmed Benaissa, Kader Affak

« Depuis plus de dix années, l’Algérie vit une guerre lente, une guerre sans ligne de front mais ayant causé plus de 100 000 morts.
C’est ce désert que Zina et Kamel – deux jeunes algérois tantôt hallucinés et joyeux, tantôt abattus et sereins – voudront sillonner une dernière fois avant de le quitter pour l’ailleurs. Road Movie sur les territoires d’une ville, Alger dont les chantiers sont des décombres. Roma wa la n’touma montrera que fuir à l’étranger n’est pas un refus du combat, mais une lutte obscure contre l’assignation. »
Tariq Teguia

« Les nouvelles du cinéma algérien se font rares. En voici une, excellente. Le motif du film n’est pas inconnu : un pays-prison, à la beauté captivante, à l’horizon irrémédiablement fermé, avec sa jeunesse qui tourne en rond et voudrait faire exploser les murs en rêvant d’exil. Sauf que cette histoire, on ne nous l’a encore jamais racontée comme ça, de manière si moderne, si inspirée, si altière, en un mot si remarquable pour un premier long métrage. Un soupçon de Beckett, pour l’attente prolongée et l’absurde circulaire façon Godot. Une pincée de Godard pour l’art inattendu de mettre malgré tout les choses en rapport et en mouvement, à la manière d’un transport clandestin du désir ». Jacques Mandelbaum, Le Monde, avril 2008.

INLAND/ GABBLA

Réalisé par Tariq Teguia (140’ – 2008)
Avec : Kader Affak, Ahmed Benaissa, Ines Rose Djakou, Fethi Gares, Djalila Kadi-Hanifi.

Alors qu’il vit en quasi reclus, à l’abri du monde et de ses fureurs, Malek, un topographe d’une quarantaine d’années, accepte, sur l’insistance de son ami Lakhdar, une mission dans une région de l’Ouest algérien. Le bureau d’études oranais, pour lequel il travaillait il y a encore peu, le charge des tracés d’une nouvelle ligne électrique devant alimenter des hameaux enclavés des monts de l’Ouarsenis, une zone terrorisée il y a à peine une décennie par l’islamisme.
Arrivé sur le site après plusieurs heures de route, Malek commence par remettre en état le camp de base – une cabine saharienne délabrée ayant déjà abrité une précédente équipe, venue à la fin des années 90, mais décimée lors d’une attaque des intégristes.
En fin de journée, Malek, de retour dans le camp de base, trouve une jeune femme dissimulée dans un recoin de la cabine saharienne. Elle est Noire, parle difficilement l’anglais et ne veut pas donner son nom. Malek décide de l’héberger. Elle ne veut plus fuir vers l’Europe, elle est épuisée, elle veut rentrer chez elle, elle accomplit le chemin retour…

Les deux films seront pésentés par Kader Affak, acteur principal de Rome plutôt que vous et Inland /Gabbla le jeudi 21 janvier au cinéma Utopia Campus de Montpellier.

MASCARADES

Réalisé par Lyes Salem (92′ – 2008)
Avec : Lyes Salem ,Sara Reguigue, Mohamed Bouchaïb, Rym Takoucht, Merouane Zmirli…

Mounir Mekbel vit avec sa famille dans un petit village des Aures. Très fier et sûr de lui, il n’a qu’un rêve : être enfin considéré à sa juste valeur par ses concitoyens. Son talon d’Achille : sa sœur Rym qui s’endort à tout bout de champ et dont le village est persuadé qu’elle finira vieille fille. Un soir, Mounir rentre saoul de la ville et annonce qu’il a trouvé un riche prétendant. Et l’organisation de la cérémonie commence… sans le marié.
« Quand Lyes Salem, acteur et cinéaste franco-algérien formé au Conservatoire à Paris, s’attaque aux conservatismes de l’Algérie rurale, cela donne une comédie pétaradante et bariolée, où se croisent les influences de Molière, de Buster Keaton et de Dino Risi. » Télérama

Sont invités à présenter le film pour le ciné-club de la CMCAS au cinéma Diagonal de Montpellier le samedi 6 février : Lyes Salem, réalisateur et Rym Takoucht, actrice principale.

AREZKI L’INDIGENE

Réalisé par Djamel Bendeddouche (91′ – 2008)
Avec : Salem Aït Ali Belkacem , Céline Mauge, Dahmane Aïdrous, Mohamed
Chaabane, Brigitte Aubry.

Arezki est bûcheron dans un chantier de démasclage. Après avoir provoqué la mort de son chef de chantier, il prend le maquis avec l’un de ses camarades, Amar. Puis, d’autres hommes les rejoignent. Arezki devient le maître de toute la région. C’est un personnage qui a marqué l’histoire de l’Algérie. Initié au maniement des armes par son père, l’un des porte-drapeau de la révolution de 1871, il a prolongé son combat en se battant et en se rebellant contre l’ordre colonial jusqu’à sa mort.
« Cette histoire qu’il nous raconte dans une fresque saisissante, qui réconcilie à la fois un travail historique rigoureux et une épopée populaire admirablement filmée, nous plonge dans la Kabylie de la fin du 19° siècle. C’est le temps de la dépossession des terres. C’est une histoire qui se confond profondément avec l’histoire de l’Algérie et des soulèvements contre la politique coloniale. » Azzedine Mabrouki, El Watan.

MIMEZRANE, LA FILLE AUX TRESSES

Réalisé par Ali Mouzaoui (101’ – 2008)
Avec : Ouardia Ould Taleb, Hamza Iguer, Abderrahmane Dbiane, Fadila
Ouabdeslam…
Tiré d’un conte kabyle (La colline oubliée), le film relate l’histoire d’amour entre Hennouche, chevrier, et Mimezrane, la jolie lavandière. Amour contrarié par une malediction que le brave berger s’emploiera à vaincre…
Premier long-métrage de fiction d’Ali Mouzaoui, cette œuvre originale marque la naissance d’un nouveau genre dans le cinéma algérien.
« Avec Mimezrane, la fille aux tresses, primé au festival du film amazigh, Ali Mouzaoui met en scène un conte de sa composition qu’il espère voir entrer dans le patrimoine kabyle. Série de rencontres et d’obstacles à surmonter pour le berger amoureux de la jolie orpheline rejetée de tous Mimezrane, nom qui signifie en tamazight « la fille aux tresses », afin de surmonter la malédiction proférée par une sorcière, le film respecte, malgré une fin tragique, les règles du conte initiatique non sans appuyer chaque scène d’une profonde musique. Il s’agit là encore de restaurer une tradition pour l’empêcher de sombrer dans l’oubli, l’idéalisation des sentiments étant supposée faire son actualité. » Olivier Barlet, Africultures.

Le film sera présenté par un des acteurs du film,
mardi 16 mars au ciné-club de Mende,
jeudi 18 mars au cinéma Rive-Gauche de Perpignan,
vendredi 19 mars au ciné-club de Béziers,
samedi 20 mars à la Maison pour Tous François Villon de Montpellier.

L’ENVERS DU MIROIR

Réalisé par Nadia Cherabi-Labidi (105′ – 2007)
Avec : Rachid Farès, Nassima Shems, Kamel Rouini, Driss Chekrouni,
Nassima Benmihoub …

Une nuit, Kamel, chauffeur de taxi occasionnel, découvre sur le siège arrière de son véhicule un nouveau-né abandonné. Il retourne chez lui avec le bébé et réussit à convaincre sa mère de le garder pour la nuit. Il décide d’aller à la recherche de la dernière cliente embarquée dans son véhicule et la retrouvera au bout d’une longue traque. Elle s’appelle Selma. Dans ce film, c’est tout Alger qui se déploie, avec ses S.D.F, ses peurs sociales contemporaines, ses drames quotidiens, mais aussi la générosité , la fraternité qui résistent à l’individualisme ambiant.
« Le film traite en effet plusieurs questions tabous : le viol, l’inceste et être mère hors du mariage dans une société qui ne reconnaît pas les mères célibataires. C’est le film d’une femme sur les femmes, leurs droits, leur rôle social, leur statut dans la famille, leurs choix. Les femmes peuvent-elles être sujets dans une société régie par un code de la famille qui fait d’elles, depuis 1984, des mineures à vie ? » Divergences.

SI MOHAND U M’HAND, l’insoumis

Réalisé par Liazid Khodja et Rachid Benallal (100′ – 2004)
Avec : Dahmane Aïdrous, Fodhil Hamla..

Il s’agit du portrait du plus grand poète kabyle de la fin du XIXème siècle, une des figures les plus attachantes et les plus complexes de la poésie algérienne. Si Mohand est né vers 1845/50 dans une région d’Algérie non encore soumise : la Kabylie, il meurt en 1906, alors que la colonisation triomphante s’est étendue dans tous les pays. Dans l’intervalle, il assiste à la déstructuration lente et violente de l’ordre social ancien, à l’instauration d’un ordre nouveau.
« Derrière le drame sanglant que vit l’Algérie depuis plus de quinze ans et le combat des femmes et des hommes de ce pays pour faire barrage au danger intégriste, se mène une âpre lutte, de la Kabylie jusqu’aux Aurès et des Aurès au fin fond du Sahara pour la réhabilitation de la langue, de la culture et de l’histoire Berbère.
C’est dans cette aventure de réappropriation de notre identité nationale que s’inscrit le film « Si Mohand U M’hand, l’insoumis » ; l’effort titanesque d’émancipation citoyenne qui travaille notre pays et particulièrement en Kabylie ne peut que renouveler l’intérêt pour l’oeuvre et le combat de Si Mohand le Rebelle ». Liazid Khodja.

EL MANARA

Réalisé par Belkacem Hadjadj(96′ – 2004)
Avec: Samia Meziane, Tarek Hadj Abdelhafid, Khaled Benaïssa…

Liés par une grande amitié, trois jeunes gens vont être soumis à une rude épreuve dans l’Algérie de la décennie noire. Peu à peu, l’écart va se creuser entre eux au grand dam de leur amie Asma (Samia Meziane) qui tente vainement d’empêcher le déchirement du groupe. El Manara, film d’un réalisme poignant, raconte une petite histoire dans la grande histoire. Une leçon de vérité conduite par une caméra stylo qui va droit au cœur de l’histoire contemporaine de l’Algérie.
« Avec le souci d’éviter tout manichéisme, le film, très réaliste, parvient à rendre compte des rapports de forces de l’époque sans tomber dans le piège du dossier. Soutenu par des acteurs généreux, il assume d’autant mieux son rôle de témoin qu’il se concentre sur son récit : l’histoire d’une amitié à l’épreuve de l’Histoire. »Mathilde Blottière, Télérama.

Le film sera présenté par Khaled Benaissa, acteur principal du film :
Samedi 13 mars à la Médiathèque Jean-Jacques Rousseau de Montpellier.

DOCUMENTAIRES

Des projections de documentaires sont également proposées dans le cadre d’un programme lié à l’éducation à l’image dans les salles de cinéma mais aussi dans des lycées et collèges, médiathèques, Maisons Pour Tous de la région. Un large choix est proposé pour une véritable immersion dans le cinéma documentaire algérien.

UN FILM MALGRÉ TOUT

Réalisé par Chérif BEGGA

Une vision teintée d’humour du tournage du film El Manara de Belkacem Hadjadj, ce film documentaire nous présente les conditions d’une production cinématographique en Algérie. Peut-on oublier le pied d’une caméra dans un travail professionnel ?
Quelle est la place d’une maquilleuse ? Graves questions pour un cinéma qui affirme son droit à l’existence. Et si la machine semble parfois rouillée, le dynamisme des cinéastes que nous y découvrons ne peut que nous réjouir !

Le film sera présenté par Khaled Benaissa, acteur principal du film El Manara, le jeudi 11 février au Cinéma diagonal de Montpellier ;
avec Sektou, court-métrage Poulain d’or Fespaco, réalisé par Khaled Benaissa.

LA CHINE EST ENCORE LOIN

Réalisé par Malek Bensmaïl (120′ – 2008)

Le 1er novembre 1954, près de Ghassira, un petit village perdu dans les Aurès, un couple d’instituteurs français et un Caïd algérien sont les premières victimes civiles d’une guerre de sept ans qui mènera à l’indépendance de l’Algérie. Plus de cinquante ans après, Malek Bensmaïl revient dans ce village chaoui, devenu « le berceau de la révolution algérienne », pour y filmer au fil des saisons ses habitants, entre présent et mémoire, mais aussi son école et ses enfants… Chronique d’une Algérie profonde dont la Chine, terre symbolique, semble encore lointaine.

« Quand l’Algérie pourra produire à 70% de l’investissement d’un film, sans aucune censure, quand on pourra aborder des sujets encore tabous, quand les cinéastes choisiront leurs langues, quand il existera des commissions indépendantes, professionnelles et compétentes, alors le cinéma algérien pourra refaire surface. Le thermomètre de la démocratie est là, car l’image est un contre-pouvoir. Mais l’humain existe, son intelligence et son humanité aussi. Je reste alors optimiste, sinon je ne réaliserai plus de films… ». Malek Bensmaïl .

Ce film a obtenu, entre autres, le prix spécial du jury au festival des Trois continents à Nantes.

Le réalisateur Malek Bensmaïl est invité à le présenter :
lundi 8 février au cinéma Utopia Campus de Montpellier,
vendredi 26 mars à l’Institut Jean Vigo de Perpignan.

LETTRE A MA SOEUR
Réalisé par Habiba Djahnine (68′ – 2006)

Dix ans après, à la recherche des traces d’une sœur perdue, assassinée… Dès les premières minutes, les montagnes de Kabylie, la splendeur des paysages et le souvenir encore vivant, chaud, d’une militante féministe. Ce documentaire est une lettre à la première personne, une œuvre singulière d’une totale sincérité et quand éclate le chant profond des femmes de ce pays, le film touche tous ceux pour qui le mot résistance a un sens. Habiba Djahnine se place d’emblée avec ce film parmi les documentaristes capables de capter et restituer l’émotion de la vie.
Lettre à ma soeur est ma réponse à sa lettre de 1994, une manière de raconter ce qui s’est passé depuis dix ans. Je veux retourner sur les lieux pour voir ce que sont devenus Tizi-Ouzou et les gens qu’elle connaissait et avec lesquels elle militait. Je veux leur demander pourquoi l’assassinat et le massacre de civils sont devenus les seules réponses au conflit qui opposent les Algériens ? Pourquoi le dialogue est-il devenu impossible ?
Habiba Djahnine.

Le film sera présenté par la réalisatrice Habiba Djahnine,
vendredi 19 mars à l’Institut Jean Vigo de Perpignan,
lors des Semaines du Cinéma Méditerranéen de Lunel.

UNE GUERRE SANS IMAGES
Réalisé par Mohamed SOUDANI (90’ – 2002)

Après trente ans d’absence, le cinéaste Mohammed Soudani retourne dans sa patrie en compagnie du photographe Michael von Graffenried qui, dans son travail, s’est intéressé aux blessures ouvertes de l’Algérie causées par la politique, la corruption et le terrorisme. Ensemble, ils ont recherché des personnes pour savoir ce qu’il était advenu d’elles, ce qu’elles pensaient de leur passé et pour les faire réagir à des photos de Michael von Graffenried. Le film aborde par ce biais le sort de l’être humain derrière la photographie, mais aussi des exigences et des limites de la prise de vue, de l’usage et de l’abus d’images.

Le film sera présenté par le réalisateur Mohamed Soudani, le Lundi 1er février au cinéma Diagonal de Montpellier.

D’autres documentaires sont à la disposition des programmateurs :

La cause des femmes de Sid-Ali MAZIF , Dix ans déjà ! de Amokrane Mohamed MARICHE, Émancipation sociale et libération nationale de Liazid Khodja (52’ – 2007)
Femme taxi à Sidi Bel Abbes de Belkacem Hadjadj, Frantz Fanon, mémoire d’asile de Abdenour ZAHZAH (52’ -2002), Hnifa, une vie brûlée de Ramdane IFTINI et Sami ALLAM
Joue à l’ombre de Mohamed Lakhdar TATI, Maurice Pons, écrivain de l’étrange de Abnenour ZAHZAH (67’ – 2007), Le non-faire de Abdnenour ZAHZAH (50’ – 2007)
Sous le soleil de plomb de Abdenour ZAHZAH (52’ – 2005), Syphax de Mokrane AÏT SAADA , Transporteur de rêves de Djamel AZIZI.
Atelier documentaire de création documentaire « Bejaia Doc 2008 » : C’est à Constantine de Bahia Bencheeikh-El-Fegoun (30min), Fatah de Abdenour Ziani (13min), Harguine Harguine de Meriem Achour Bouakkaz (24 min), Yaranegh (Entre nous) de Amine Aït Ouaret (19min), Mémoires d’un boycott de Chérif Messaoudene (28min), Gaâda de Smaïl Selkh (16min).

COURTS METRAGES
JEUNE CREATION

Ces différents courts-métrages ont été sélectionnés dans de nombreux festivals, en particulier au Festival International de Cinéma Méditerranéen de Montpellier. Ils sont représentatifs de la nouvelle génération de cinéastes algériens.

ILS SE SONT TUS

Réalisé par Khaled BENAISSA (17′ – 2009)

Après une longue nuit de travail, Smaïn ne pense qu’à une seule chose : son lit. Mais si par malheur, le fameux lit se trouve dans une chambre sur rue au troisième étage d’un immeuble au centre d’une ville méditerranéenne, en l’occurrence Alger, alors là… les choses se compliqueront pour Smaïn. Car le sommeil est un rêve, et le réveil un cauchemar…
Poulain d’or au Fespaco de Ouagadougou, primé aux festivals d’Angers et d’Aix-en-Provence, en compétition au Cinémed de Montpellier…

Khaled Benaissa présentera son film :
le jeudi 11 février au cinéma Diagonal de Montpellier,
le samedi 13 mars lors des Semaines du cinéma méditerranéen de Lunel et participera aux Rencontres lycéennes.

BABEL

Réalisé par Khaled BENAISSA (10’ – 2006)

Un chauffeur de taxi Algérois supporter de la MCA (Mouloudia club D’Alger) ne veut pas répondre à un client bègue qui veut avoir le score de la JSK (Jeunesse Sportive de Kabylie). Une autre cliente dans le taxi assiste à la scène, scandalisée par l’attitude méprisante du chauffeur…

LES BAIES D’ALGER

Réalisé par Hassen FERHANI (14 ‘ – 2006)

Audio-scopie d’Alger dans un long panorama de la ville, l’œil de la caméra scrutant différents bâtiments et quartiers du centre ville dans une approche intimiste. À travers un mouvement de caméra, le réalisateur nous dévoile une partie du microcosme algérien en présentant différents personnages à partir de leurs conversations.

EL BAB

Réalisé par Yasmine CHOUIKH (7′ – 2007)

« L’univers clos de Samia, une jeune adolescente qui vit cloîtrée à la maison, perdue entre la vaisselle et le ménage. La lumière qui surgit des trous de la lourde porte en bois caresse ses rêves car elle ne sait ce qu’il y a au-delà, ce qu’est le monde extérieur». Irane Belkhedim, Le jour d’Algérie

HOURIA

Réalisé par Mohamed YARGUI (26’– 2007)
Avec : Rania SEROUTI, Larbi ZEKAL, Lynda SELAM et Wahid GASMI

Houria, jeune femme de 23 ans, séquestrée et violée, parvient néanmoins à s’échapper. Elle découvre alors une société qui l’accuse et la rejette….
Mention du jury (courts-métrages) au Festival International de Cinéma Méditerranéen de Montpellier 2008.

KHTI

Réalisé par Yanis KOUSSIM (18′- 2007)
Avec : Samia Meziane, Anya Louanchi, Yasmine Koussim

Lamia et Salima, deux jeunes femmes de 28 ans, auraient pu ne jamais se rencontrer tellement leurs vies sont différentes, et pourtant… Lorsque Lamia, résidente en psychiatrie, se voit confier le suivi de Salima, que les services de police viennent de ramener à l’hôpital psychiatrique, elle ne sait pas encore que la bulle dans laquelle elle vit va définitivement se volatiliser. En l’espace d’un jour et d’une nuit, deux mondes vont se confronter, deux modes de vie vont se féconder et cristalliser une partie du paradoxe algérien. Les deux jeunes femmes vont s’allier pour rendre hommage à la liberté et à la joie de vivre.

D’autres courts-métrages sont à la disposition des programmateurs :

Ce qu’on doit faire de Karim Moussaoui, La douleur du silence de Mina Kassar, Les étrangers de Rabia Mohamed Fateh, Les Oranges de Mouzahem Yahia, Petit déjeuner de Karim Moussaoui, Le quotidien des automates de Abdelghani Raoui, Tout va bien y’a pas d’problèmes par un groupe de travail dirigé par Cheikh Laiche, Le Tuteur de Madame la ministre de Djamila Amzal, 100% vaches de Yahia Mouzahim.

D’autres évènements sont en cours de programmation à :
Carcassonne, Jacou, Clapiers, Prades-le-lez, Gruissan, Lézignan, Limoux, Quillan, Elne, Le Boulou, Céret, Prades, Osséja.

« REGARDS SUR LE CINEMA ALGERIEN »
dans les salles de cinéma Art et essai, MJC,
médiathèques, Maisons pour Tous, Foyers ruraux…

LUNEL

Pêcheurs d’images – Semaines du cinéma méditerranéen du pays de Lunel
36 Avenue Gambetta
34400 LUNEL
Tèl/Fax : 04 67 83 39 59 – ascmpi@wanadoo.fr
http://www.semainescinelunel.fr/

JACOU

MJC boby Lapointe
Chemin de la Fabrique
34830 Jacou
04 67 59 17 13
www.mjcjacou.net

CLAPIERS

MJC L’Ostau
2 Route de Montferrier
34830 Clapiers
04 67 59 22 65 – mjc.clapiers@free.fr
http://mjc.clapiers.free.fr/

PRADES LE LEZ

Le club de l’image et le foyer rural
http://www.prades-le-lez.fr/

MONTPELLIER

Diagonal Capitole
5 rue de Verdun
34000 Montpellier
www.cinediagonal.com
08 92 68 00 29

Utopia Campus
5 avenue du Dr Pezet
34090 Montpellier
www.cinemas-utopia.org

Université Montpellier III Paul Valéry
Route Mende
34090 Montpellier
04 67 14 20 00
www.univ-montp3.fr

La Maison des Relations Internationales
Hotel Sully
14 Descente en Barrat
34000 Montpellier
04 67 34 70 11

Maisons Pour Tous
16 rue de la République – Maison de la démocratie
34000 Montpellier
Tél. 04 67 34 87 20 / Fax 04 67 34 88 70
http://www.montpellier.fr/260-les-26-maisons-pour-tous-.htm

La médiathèque Jean-Jacques Rousseau
Quartier Mosson 230, avenue du Biterrois
34000 Montpellier
Tél: 04 67 10 70 20 / Fax : 04 67 10 70 29
http://mediatheque.montpellier-agglo.com/

SETE

Le Comoedia
Rue du 8 mai 1945
34200 Sète
04 67 74 35 12

CLERMONT L’HERAULT

Cinéma Alain Resnais
Rue Roger Salasc
34800 Clermont l’Hérault
cinema.resnais@free.fr

PÉZENAS

Ciné-club Jean Renoir
Au Cinéma Le Molière
Impasse Pillement
34120 Pezenas

BEZIERS

Ciné-Club de Béziers
au Cinéma Le Palace
34500 Béziers
04 67 31 27 35

MENDE

Le Ciné-club mendois
au Trianon
Bd Lucien Arnault
48000 MENDE
08.92.68.01.74

NARBONNE

Ciné Club – MJC
Place Roger Salengro
11100 Narbonne
04 68 32 01 00
contact@mjc-narbonne.fr

Cinéma Le Théâtre
2, avenue Maître Hubert Mouly
11100 NARBONNE
04 68 90 90 19
lecinema@letheatre-narbonne.com

La médiathèque
Esplanade André Malraux
11100 Narbonne
04 68 43 40 40
www.lamediatheque.com

GRUISSAN

Ciné-club – MJC
au Palais des congrès
http://mjc-gruissan.com/

LÉZIGNAN

Ciné-club
Au cinéma Le Palace
Cours de la république
11200 Lézignan-Corbières

CARCASSONNE

Les amis du cinoche
(au cinéma Le Colisée)
64 rue du 4 septembre
11000 Carcassonne
04 68 25 48 94
lesamisducinoche@gmail.com

LIMOUX

Ciné-club
04 68 74 34 81

QUILLAN

Ciné-club – MJC
04 68 49 61 87

PERPIGNAN

Le rive gauche
29 quai Vauban
66000 Perpignan
04 68 51 05 00
www.cine-movida.com

Cinémathèque euro-régionale
Institut Jean Vigo
Arsenal- 1 rue Jean Vielledent
66000 Perpignan
04 68 34 09 39
www.inst-jeanvigo.eu/

ELNE

LE BOULOU

CÉRET

PRADES

OSSÉJA

Pour la programmation des ciné-clubs :

Fédération des ciné-clubs de la Méditerranée
5 passage Jean Magrou
34500 Béziers
Tèl : 04 67 31 27 35 – Fax : 04 67 31 73 06
fccm@wanadoo.fr

Et pour les ciné-clubs de Gruissan, Lézignan, Limoux, Quillan :

Ciném’Aude
Avenue de Lattre de Tassigny
11000 Narbonne
Tèl : 04 68 32 95 93 – Fax : 04 68 32 97 68
contact@cinemaude.org

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