AFA – AFA jeunes : « Elegies pour un autre lieu autre » – jeudi 8 mars 2012 au Café de Paris (11°)

Les Associations FRANCE-ALGERIE et CHRYSALIDE THEATRE Présentent

« ELEGIES POUR UN LIEU AUTRE »

DANS LE CADRE
DE LA 14e EDITION DU PRINTEMPS DES POETES

 

JEUDI 8 MARS 2012

à 19h30

Au Café de Paris,

158 rue Oberkampf, 75011 Paris

Métro : Ménilmontant

 

consommation obligatoire

possibilité de diner


Textes tirés des ouvrages suivants :

Jean Amrouche……………………………        « Etoile secrète »
Mahmoud Darwich……………………..        « Anthologie 1992-2005″ – « La terre nous est étroite »
Raymond Depardon…..…………….…         « Errance »
Mohamed Dib……………………………          « Omneros »
Si-Mohand………………………………….         « Les Isefra »
François Minod……………………………         Au fil de l’autre », « Grain à moudre », « Toc à trac »,  suivi de « Le déplieur »
Rainer-Maria Rilke………………………        « Nouveaux poèmes » – « Les Elégies de Duino »

Liza-Maria Winterhalter………………       « L’Année des larmes blanches »

Orateurs                       

Sonia Lounis, Doctorante en linguistique berbère à l’EPHE-Sorbonne et ancienne enseignante en linguistique au Département berbère de l’Université de Tizi Ouzou jusqu’en 2010, elle publie dans la presse algérienne entre 1998 et 2000. Parolière, elle écrit et compose notamment sur son blog http://bazartpoetique.blogspot.com des chansons et nouvelles bilingues pour les enfants.

François Minod, écrivain, metteur en scène et consultant. Il a enseigné le théâtre à l’université d’Aix en Provence et exercé des activités d’enseignant chercheur en Sciences Humaines et sociales.

Nasser Talaoubrid, metteur en scène. Représentant AFA Jeunes et Délégué Général de la compagnie Chrysalide Théâtre, il s’intéresse à l’écriture contemporaine (il monte Koltès et Novarina et a donné une lecture de sa pièce « Hymen »). Il termine l’écriture d’un scénario qui posera un regard neuf sur les enfants d’immigrés algériens. 

Sandy Tournier, comédienne à Montpellier. Travaille notamment avec Malek Chebel. Création en cours : Rencontre-Lecture en France et en Algérie autour de la culture arabe et d’un islam de rapprochement et de paix.

Liza-Maria Winterhalter, poétesse. Publiée aux éditions le Scribe l’Harmattan, elle sort son dernier recueil intitulé « Demeures et Parole ». Elle est aussi comédienne et travaille, entre autres, avec le réalisateur Jean Pierre Mocky. En préparation, un moyen métrage d’Anthony Combet (rôle de Blanche).               

Jean-Marie Villessot, comédien, a notamment découvert l’Algérie en 1975, invité par le Théâtre National Algérien avec Josiane Balasko et la pièce pour enfants “Silence là-dedans”, jouée à la salle Atlas d’Alger, à guichets fermés (2 500 enfants des écoles par représentation) toute la semaine du 1er mai. Remerciés par le TNA par un séjour de huit jours à Ghardaïa              

Musique

Patrick Minod Auteur, compositeur, Interprète et coach d’artistes. Il prolongera le murmure des poètes avec son souffle (flûte, guitare ou chant).

 

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Le rendez-vous fixé par les Associations France-Algérie et Chrysalide Théâtre marque l’attachement qu’ils portent à l’émergence d’une ère nouvelle entre la France et l’Algérie.

Communier autour de la parole du poète est un acte fort. Le lien filial entre les deux pays est d’abord celui de la langue par laquelle nous sommes amenés à nous reconnaitre.

Lors de cette lecture, Raymond Depardon sera notre fil conducteur. Par l’objectif, le photographe de renom accède au « non lieu » des individus. Du statut de témoin de l’Histoire à celui d’errant, il chemine vers une vérité qui est de l’ordre de la quête d’un « lieu autre » où l’errance deviendrait un non sens.

Les thématiques du lieu et de l’exil seront donc au cœur de notre traversée d’un texte à l’autre. L’œuvre de Rainer-Maria Rilke donne un sens à la solitude des âmes errantes vouées à la recherche permanente du lieu de non recouvrement. Tourné vers l’intérieur, elle échappe à l’art de la rhétorique. Le chant de Rainer Maria Rilke mène aux frontières de l’indicible « il y a » et au spectre de la blessure sans lieu originel.

Jean Amrouche questionne et appelle à son tour par la voie intérieure. Par quelles obsessions le poète parvient-il à sonder l’âme du lecteur ? Par quelle obstination et par quelle abnégation son œuvre devient-elle élévation ? Les textes de Jean Amrouche s’obstinent et trouvent, par l’esprit de résolution, un au-delà à toutes les formes de désespoir.

Mahmhttp://www.asso-france-algerie.fr/wp-admin/post.php?post=535&action=editoud Darwich, quant à lui, imagine un corps altéré ne parvenant plus à reconnaitre sa terre natale par manque de repères. Sans attache, il divague parmi les ombres de passage, il « marche, vole puis se transfigure » selon les mots révérés du poète qui est, à bien s’en souvenir, le premier anneau.

Nasser Talaoubrid

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